Un nouveau rapport montre que la survie pour les cancers du sang a augmenté plus que pour tout autre cancer depuis 20 ans
Grâce à la recherche, la médecine de précision change l'avenir d'un nombre croissant de Canadiens confrontés à un diagnostic de cancer du sang.
Soyez le premier à laisser un commentaire!

Le rapport a révélé que sur une période de 20 ans, les progrès au chapitre de la survie après 5 ans pour les cancers du sang les plus fréquents ont été plus grands que pour tous les autres cancers. Depuis le début des années 1990, la survie globale au cancer a grimpé de 8 points de pourcentage, passant de 55 à 63 %, alors que la survie aux cancers du sang les plus fréquents a augmenté de 16 à 19 points de pourcentage. La plus forte hausse a été enregistrée pour le lymphome non hodgkinien (de 49 % à 68 %), suivi du myélome multiple (de 27 % à 44 %) et de la leucémie (de 43 % à 59 %). Ces progrès découlent principalement des recherches qui ont conduit à des améliorations en médecine de précision (aussi appelée médecine personnalisée).
On estime à 21 000 le nombre de Canadiens qui recevront un diagnostic de cancer du sang en 2019, ce qui représente environ 10 % de tous les diagnostics de cancer et englobe les cas de lymphome non hodgkinien (10 000), de leucémie (6700), de myélome multiple (3300) et de lymphome hodgkinien (1000). Les causes des cancers du sang sont mal comprises, bien que la récente étude ComPARe ait indiqué que l'excès de poids et le manque d'activité physique pourraient contribuer à l'apparition de quelque 4 à 10 % des cas de certains cancers du sang, que le tabagisme entraîne 22 % des cas de leucémie aiguë myéloblastique et que le virus d'Epstein-Barr est associé à 36 % des cas de lymphome hodgkinien. Selon les estimations, 7450 personnes au Canda mourront d'un cancer du sang cette année.
« Même si nous savons que plus de personnes ont le cancer parce que notre population augmente et vieillit, ce que nous voyons comme améliorations de la survie pour les cancers du sang est remarquable, explique la Dre Leah Smith, gestionnaire principale de la surveillance à la SCC. Grâce à des investissements stratégiques dans la recherche et plus particulièrement dans la médecine de précision, un pourcentage plus élevé de personnes atteintes d'un cancer du sang sont traitées avec plus de succès. C'est ce qui a mené aux améliorations de la survie que nous voyons maintenant, qui sont beaucoup plus importantes que pour les autres principaux types de cancer. »
La recherche à l'origine des percées en médecine de précision, aussi appelée médecine personnalisée, amène le traitement du cancer dans une dimension entièrement nouvelle et différente. La médecine de précision consiste à déterminer les traitements en fonction des gènes d'une personne ou d'autres caractéristiques uniques du cancer dans son cas. D'énormes progrès ont ainsi été réalisés pour la survie aux cancers du sang, lesquels ont bien répondu aux traitements plus précis et plus adaptés. Au cours des 15 dernières années, la SCC a investi près de 28 millions de dollars dans la recherche sur la médecine de précision et 66 millions de dollars dans la recherche sur les cancers du sang en général.
« Notre objectif est d'améliorer l'expérience du cancer en aidant les gens à améliorer leur espérance de vie et à bénéficier d'une meilleure qualité de vie, ajoute la Dre Smith. Nous savons qu'avec d'autres investissements en médecine de précision, nous pouvons continuer de faire de grands pas qui nous rapprocheront de cet objectif. Nous voulons élargir les possibilités de la médecine de précision afin qu'elle ait aussi le même impact spectaculaire et positif sur les taux de survie à d'autres types de cancer. Nous voulons également continuer de soutenir les personnes atteintes d'un cancer du sang en offrant des programmes qui aident les gens à composer avec le cancer, à trouver une communauté, à créer des liens et à cultiver le bien-être et la résilience. »
David Mitchell a reçu un diagnostic de lymphome non hodgkinien avancé en 2015. Après plusieurs cycles de chimiothérapie et de radiothérapie, il avait bon espoir d'être en rémission complète. Mais le cancer est réapparu. En 2016, son médecin lui a dit que sa seule chance de survivre était une greffe de cellules souches, une forme de médecine de précision où les cellules endommagées sont remplacées par des cellules souches saines prélevées dans la moelle osseuse.
« J'étais anéanti quand j'ai appris que le cancer était revenu, dit David. La médecine de précision comme la greffe de cellules souches est désormais une option pour ceux d'entre nous chez qui tous les autres traitements classiques ont échoué. Elle nous donne de l'espoir. Grâce à la greffe de cellules souches que j'ai reçue, je serai là pour voir grandir mes enfants. »
Il faut effectuer d'autres recherches et d'autres essais cliniques au Canada pour que les traitements personnalisés, comme l'immunothérapie, puissent être utilisés contre plus de cancers, avec plus de succès.
Près d'un Canadien sur deux aura un cancer au cours de sa vie. En 2019 seulement, on estime que 220 400 Canadiens recevront un diagnostic de cancer et 82 100 décèderont de la maladie. Cependant, des progrès ont été accomplis dans l'ensemble et ont permis d'augmenter le taux de survie après 5 ans jusqu'à environ 63 %.
« Les hausses du taux de survie au cancer témoignent des recherches incroyables menées partout au pays en vue d'améliorer le diagnostic, le traitement et les soins. Il y a plus de personnes que jamais qui survivent à un diagnostic de cancer, mais il reste du travail à faire pour réduire le fardeau du cancer pour les Canadiens, ajoute la Dre Smith. C'est pourquoi nous continuons de recueillir des fonds et d'investir dans les meilleurs projets de recherche au pays pour combler ce besoin et aider plus de gens à augmenter leur espérance et leur qualité de vie. »
Autres principales conclusions du rapport
- Pour le cancer du poumon, les taux d'incidence et de mortalité ont récemment commencé à baisser chez les femmes, et reflètent l'effort colossal qui a été investi dans la prévention du tabagisme, les programmes d'abandon du tabac, l'éducation et les activités de défense de l'intérêt public.
- Les taux de mortalité par cancer du sein chez les femmes ont diminué d'environ 48 % depuis le pic atteint en 1986, grâce aux améliorations en matière de détection précoce et de traitement.
- Le cancer du pancréas, l'un des cancers les plus difficiles à traiter, deviendra la troisième cause de mortalité par cancer au Canada en 2019, devançant le cancer du sein et démontrant le besoin d'intensifier la recherche dans ce domaine pour améliorer la détection précoce et les options de traitement.
Qu'en pensez-vous? Soyez le premier à laisser un commentaire!
Publication Index Santé : 2019-09-04










ESG Média inc.