Pharmaciens d’établissement : une entente historique ratifiée à 95 % au Québec
L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec annonce que ses membres ont voté massivement en faveur de l’entente de principe conclue avec le gouvernement, marquant une étape importante pour la profession et l’accès aux soins.
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- 95 % des membres ont voté en faveur de l’entente de principe.
- 1710 pharmaciens ont participé au scrutin, soit 84 % des membres admissibles.
- L’entente est d’une durée de cinq ans, de 2023 à 2028.
- Deux nouveaux titres d’emploi sont créés : pharmacien I et pharmacien II.
- Un rehaussement salarial vise à rendre le réseau public plus compétitif face au secteur privé.
Une entente majeure après deux ans de négociations
L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) annonce que ses membres ont ratifié à 95 % l’entente de principe conclue avec le gouvernement du Québec en décembre dernier. Cette ratification met fin à un processus de négociation de près de deux ans visant à améliorer les conditions de travail et la reconnaissance des pharmaciens d’établissement.
Le rehaussement salarial obtenu constitue un élément central de l’entente. Il vise à rendre la profession plus concurrentielle par rapport à la pharmacie privée, afin d’attirer et de retenir la relève dans le réseau public.
Création de nouveaux titres d’emploi en pharmacie d’établissement
L’entente prévoit la création de deux titres d’emploi distincts : pharmacien I et pharmacien II. Cette nouvelle structure vise à clarifier les rôles et responsabilités selon la formation académique et l’expertise clinique.
Le pharmacien I pourra accomplir certaines tâches relatives aux cinq axes de la pratique pharmaceutique en établissement de santé, tandis que le pharmacien II, détenteur d’une maîtrise en pharmacothérapie avancée, pourra réaliser l’ensemble des activités professionnelles. Une hausse salariale plus importante est accordée aux pharmaciens II, reconnaissant ainsi la valeur de cette formation avancée.
Un contexte de pénurie et un enjeu de relève
L’A.P.E.S. souligne que l’écart salarial entre le secteur public et la pharmacie privée a contribué à la pénurie actuelle de pharmaciens d’établissement. L’organisation rappelle que seulement 70 étudiants étaient inscrits au programme de maîtrise en pharmacothérapie avancée à l’automne dernier, malgré 120 places disponibles avec bourses.
Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, le réseau a dû embaucher des pharmaciens sans cette maîtrise, notamment pour couvrir les besoins dans les CHSLD, les maisons des aînés et les maisons alternatives. La nouvelle structure d’emploi vise à mieux reconnaître les compétences et à encourager la formation avancée.
Une mobilisation forte des membres
Le vote de ratification a mobilisé 1710 pharmaciens, soit 84 % des membres ayant droit de vote, reflétant un haut niveau d’engagement. Selon l’A.P.E.S., ce résultat traduit un choix réfléchi et un processus démocratique rigoureux.
Les pharmaciens d’établissement ont exprimé leur volonté d’améliorer les conditions de travail, l’organisation des soins pharmaceutiques et la reconnaissance de leur rôle dans le réseau de la santé.
Un gain pour les pharmaciens et pour les patients
L’A.P.E.S. estime que cette entente contribuera à améliorer le recrutement, la rétention et la qualité des soins pharmaceutiques offerts dans les établissements de santé. Même si elle ne règle pas tous les enjeux, l’organisation considère qu’il s’agit d’un pas important pour renforcer le réseau public.
En améliorant l’attractivité de la profession et la reconnaissance de l’expertise pharmaceutique, l’entente devrait bénéficier directement aux patients du Québec.
À propos de l’A.P.E.S.
L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec représente environ 2000 pharmaciens travaillant dans les centres intégrés de santé et de services sociaux, les centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux et les centres hospitaliers universitaires. Sa mission est de valoriser la pratique pharmaceutique et de défendre les intérêts professionnels et économiques de ses membres.
Source : Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec
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Publication Index Santé : 2026-01-28









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