Boire de l'alcool comporte des risques graves pour votre santé
Dans un mémoire, déposé ce matin à Québec, l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) déplore l'absence de la notion de santé dans le projet de loi no 1701 et le manque d'une analyse critique des problèmes sociaux et de santé liés à l'augmentation de la consommation d'alcool.
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Risques de santé et sociaux
Sans vouloir se faire alarmiste, Madame Dansereau-Trahan rappelle que « toute consommation régulière d'alcool, même faible, est à risque. Les études scientifiques sont claires à ce sujet : le risque du cancer augmente avec la consommation moyenne d'un verre par jour. Cette augmentation du risque est proportionnelle à la quantité d'alcool consommée. De plus, l'alcool coûte beaucoup plus cher à l'État qu'il ne lui rapporte. Les données les plus récentes, datant de 2002, montrent que les coûts sociaux de l'alcool au Québec s'élèvent à plus de 3 milliards de dollars, alors que les bénéfices nets de la Société des alcools du Québec (SAQ) atteignaient 1,06 milliard de dollars. On peut facilement estimer que, 16 ans plus tard, les coûts associés à l'alcool ont aussi grimpé.
Publicité, promotion, marketing
La promotion de l'alcool se fait aujourd'hui sur une quantité de plateformes : télévision, radio, magazines, journaux, circulaires, panneaux publicitaires, abribus, Internet, médias sociaux, bons de réduction, cartes de fidélité, infolettres, courriels, etc., sans oublier le placement de produits dans les films ou dans les émissions de télévision. « Les alcooliers investissent beaucoup d'argent dans le développement de stratégies de marketing afin de rejoindre et de fidéliser un public bien ciblé. Selon Madame Dansereau-Trahan, si au Québec on interdit la promotion du tabac et que l'on compte en faire autant pour le cannabis, il serait logique et cohérent d'appliquer cette interdiction à l'alcool. »
Étiquetage
« Aucune mise en garde n'est affichée sur les étiquettes des boissons alcooliques, bien que les alcooliers connaissent les risques de leurs produits sur la santé. Pourtant, on sait depuis 2015, à la suite du célèbre procès-tabac, qu'une entreprise doit se rendre imputable de ses actions dans le domaine de la santé publique2. Selon Émilie Dansereau-Trahan, l'étiquetage affichant des mises en garde relatives à la santé permet de sensibiliser et d'augmenter le niveau de connaissance des consommateurs3. Et puisque, socialement, nous avons banalisé les risques associés à l'alcool, le projet de loi no 170 pourrait contribuer à renverser la vapeur. »
Formation obligatoire
Enfin, l'ASPQ souscrit au programme de formation intitulé Action Service4, s'adressant aux propriétaires, au personnel et aux gérants de bars, de brasseries, de tavernes et de restaurants et de tout établissement détenant un permis d'alcool. « Cette formation permet notamment d'assumer ses responsabilités professionnelles, d'apprendre à servir des boissons alcooliques de façon responsable, de prévenir la violence et les accidents causés par des personnes en état d'ébriété́ et ainsi de sauver des vies », conclut Émilie Dansereau-Trahan.
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Publication Index Santé : 2018-04-13















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