Aide médicale à mourir : un consensus à reconstruire au Québec
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Le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), le principal porte-parole des usagers du réseau québécois de la santé et des services sociaux, estime que le projet de loi sur l'aide médicale à mourir présenté aujourd'hui à la Chambre des communes brise un consensus établi au Québec quant aux conditions d'admissibilité sur l'aide médicale à mourir.
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« Cette extension des critères d'admissibilité aux handicaps brise le consensus établi au Québec quant à la portée de l'aide médicale à mourir où seules les personnes en fin de vie étaient admissibles » croit M. Pierre Blain, directeur général du RPCU. « Ouvre-t-on ainsi la porte au suicide assisté? » s'interroge-t-il.
Le RPCU s'interroge également sur la notion d'« infirmier praticien ou tout autre appellation équivalente » selon les provinces, qui pourront administrer, prescrire ou fournir une substance causant la mort d'une personne. Cette notion inclut-elle les « super infirmières », lesquelles peuvent poser actuellement plusieurs actes et prescrire des médicaments?
Néanmoins, le RPCU se réjouit que la menace pesant sur un médecin quant à la nature du geste posé lors de l'aide médicale à mourir au regard du Code criminel soit maintenant levée. En effet, le projet de loi stipule qu'un médecin ne commet pas un homicide coupable lorsqu'il fournit l'aide médicale à mourir. Si les critères de la loi sont respectés, il ne commet donc pas de crime.
Enfin, le projet de loi précise aussi que les proches et les descendants ne seront pas pénalisés de la décision d'une personne ayant recours à l'aide médicale à mourir.
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Publication Index Santé : 2016-04-14










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