CHSLD au Québec : le délai d’attente moyen dépassant sept mois
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Face à un délai d’attente moyen supérieur à sept mois pour obtenir une place en CHSLD, l’Association des établissements privés conventionnés appelle à une action concertée pour améliorer l’accès à l’hébergement de longue durée pour les aînés.
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- 3 476 personnes sont actuellement en attente d’une place en CHSLD.
- Le délai moyen d’attente dépasse désormais sept mois.
- Les besoins en soutien à l’autonomie pourraient augmenter de plus de 111 000 personnes d’ici 2035.
- Les personnes de 80 ans et plus représenteront 86 % de cette hausse.
Des délais qui préoccupent le réseau
En réaction à des informations relayées dans les médias concernant l’allongement des délais pour accéder à un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD), l’Association des établissements privés conventionnés (AEPC) exprime sa vive inquiétude. Selon l’organisation, la situation demeure préoccupante alors que des milliers de personnes âgées attendent une place adaptée à leurs besoins.
Actuellement, 3 476 personnes seraient en attente d’hébergement, un chiffre qui reflète la pression persistante sur le réseau de soins pour aînés. Pour les familles et les proches aidants, ces délais prolongés entraînent des conséquences concrètes au quotidien, tant sur le plan émotionnel que logistique.
L’AEPC rappelle que derrière les statistiques se trouvent des personnes vulnérables dont la santé et la qualité de vie peuvent se détériorer pendant cette période d’attente.
Des impacts en cascade sur l’ensemble du système
L’organisation souligne que ces délais ne touchent pas uniquement les personnes en attente d’hébergement. Ils ont également des répercussions importantes sur l’ensemble du continuum de soins.
Les hôpitaux, les résidences privées pour aînés, les ressources intermédiaires et les organismes communautaires doivent souvent prendre en charge des personnes dont l’état nécessite un niveau de soins plus élevé que celui pour lequel ces milieux sont conçus. Cette situation entraîne une surcharge des services, une utilisation inefficace des ressources et une pression accrue sur le personnel.
Selon l’AEPC, ces conditions peuvent compromettre la dignité, la sécurité et le bien-être des aînés, en plus d’augmenter l’épuisement des proches aidants.
Des solutions jugées indispensables
Tout en reconnaissant les efforts gouvernementaux déployés depuis 2018 pour augmenter l’offre de lits et améliorer l’organisation des services, l’association estime que des actions supplémentaires sont nécessaires pour réduire significativement les délais.
- Rehausser le financement immobilier des établissements privés conventionnés afin d’accélérer la création de nouvelles places.
- Renforcer la collaboration entre les secteurs public, privé et communautaire pour mieux utiliser les ressources existantes.
- Investir davantage dans le soutien aux proches aidants et dans les services de transition.
Selon l’AEPC, ces mesures permettraient d’améliorer la fluidité du réseau et d’assurer un accès plus rapide à des milieux de vie adaptés.
Un partenaire clé du réseau de soins
L’Association des établissements privés conventionnés représente des établissements offrant des soins de première ligne, des services spécialisés, de la réadaptation et de l’hébergement de longue durée. Ces organisations constituent une composante importante du système québécois de santé et de services sociaux.
Les établissements membres sont répartis dans 11 régions du Québec et desservent environ 20 % de la clientèle en hébergement de longue durée. Ils jouent également un rôle dans les soins communautaires et les services de réadaptation.
L’AEPC affirme vouloir renforcer le continuum de soins et introduire davantage de prévisibilité dans la planification des besoins futurs, notamment en tenant compte du vieillissement accéléré de la population.
Une pression appelée à s’intensifier
Les projections démographiques accentuent l’urgence d’agir. Selon une étude d’AVISEO citée par l’association, plus de 111 000 personnes âgées supplémentaires auront besoin de soutien à l’autonomie d’ici 2035. Les personnes âgées de 80 ans et plus représenteront la grande majorité de cette augmentation.
Cette évolution démographique risque d’exercer une pression considérable sur un réseau qui peine déjà à répondre à la demande actuelle.
Pour l’AEPC, l’amélioration de l’accès aux CHSLD ne peut se faire sans une planification à long terme et une collaboration étroite entre tous les acteurs concernés. L’organisation appelle donc à une mobilisation collective afin d’assurer aux aînés québécois des milieux de vie sécuritaires, dignes et adaptés à leurs besoins.
Source : Association des établissements privés conventionnés (AEPC)
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Publication Index Santé : 2026-02-16













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