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La dépression et l'hypertension artérielle au même rang parmi les principaux motifs de consultation médicale au Canada

Selon une enquête de Morneau Shepell, 63 pour cent des médecins affirment que la dépression, les troubles d'anxiété et les problèmes liés au stress constituent les motifs de consultation dont la croissance est la plus rapide .

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La dépression et l'hypertension artérielle au même rang parmi les principaux motifs de consultation médicale au Canada
TORONTO, le 26 janv. 2016 /CNW/ - Selon une nouvelle enquête annoncée aujourd'hui par Morneau Shepell, la dépression et l'hypertension artérielle se classent désormais au même rang parmi les principaux motifs de consultation médicale au Canada. Pour 24 pour cent des médecins répondants, la dépression était le principal motif de consultation, à égalité avec l'hypertension artérielle, laquelle était le principal motif de consultation pour un groupe différent de 24 pour cent des médecins répondants. Les résultats de cette enquête nationale réalisée auprès de médecins, d'employés et d'employeurs de partout au Canada seront présentés au 5e événement annuel Réseau Employeur de l'entreprise le 27 janvier.

En comparaison, les troubles musculosquelettiques étaient le principal motif de consultation pour 11 pour cent des médecins répondants. De plus, 63 pour cent des médecins ont affirmé que la dépression, les troubles d'anxiété ou les problèmes liés au stress connaissaient la croissance la plus rapide parmi les patients rencontrés au cours des deux ou trois dernières années.

Cette enquête nationale a aussi permis d'observer que la grande majorité (soit 82 pour cent) des employés répondants qui avaient mentionné être aux prises avec un problème de santé mentale et les deux tiers (67 pour cent) de ceux qui avaient déclaré des symptômes de stress ont affirmé que cela avait une incidence sur leur travail. À titre de comparaison, seulement la moitié (soit 53 pour cent) des employés qui ont déclaré souffrir des problèmes de santé physique ont affirmé que cela avait une incidence sur leur travail.

« Chaque année, nous observons une hausse du nombre d'employés qui demandent de l'aide pour des problèmes de stress et d'anxiété attribuables à tout ce qui peut aller de l'incertitude devant l'instabilité économique aux difficultés dans une relation personnelle, explique monsieur Alan Torrie, président et chef de la direction de Morneau Shepell. Ces problèmes ont souvent un effet négatif sur la productivité au travail. Par ailleurs, les employeurs qui offrent un programme de soutien au mieux-être mental constatent souvent qu'il y a un lien important entre la santé mentale et l'engagement au travail. »

Il existe une forte corrélation entre le degré d'engagement des employés au travail et la santé mentale

L'enquête a montré que plus des deux tiers (soit 67 pour cent) des employés hautement engagés rapportaient avoir une santé mentale excellente ou très bonne, comparativement à moins de la moitié (soit 35 pour cent) chez les employés qui ne sont pas engagés. De plus, l'enquête a conclu que le stress au travail avait de plus grandes répercussions sur l'engagement que le stress personnel. Près de la moitié (soit 47 pour cent) des employés qui ne sont pas engagés ont fait état de stress extrême au travail, mais moins d'un employé qui n'est pas engagé sur cinq (soit 18 pour cent) a déclaré un stress personnel extrême.

Parmi les autres facteurs de stress au travail, 60 pour cent des employés ont indiqué principalement les problèmes émotionnels ou interpersonnels (p. ex., la culture de l'entreprise, la communication ou un conflit au travail). En comparaison, pour près de la moitié (soit 43 pour cent) des employés, le stress en milieu de travail est causé par les problèmes liés au travail (p. ex., les échéances), et seulement 14 pour cent ont indiqué que les problèmes liés au travail physique (p. ex., soulever des objets lourds) sont pour eux la source de stress en milieu de travail.

La moitié (soit 51 pour cent) des gestionnaires interrogés ont dit croire que certains de leurs employés avaient un problème de santé mentale

L'enquête a aussi permis d'établir que parmi les gestionnaires, 37 pour cent croyaient que certains de leurs employés avaient d'importants symptômes de stress, et 27 pour cent des employés ont indiqué avoir d'importants problèmes liés au stress. Par ailleurs, près d'un gestionnaire sur quatre (soit 22 pour cent) a dit croire qu'au moins un de ses employés avait un problème de toxicomanie. Moins d'un employé sur dix (soit 7 pour cent) a indiqué avoir un problème de toxicomanie.

« Il est indéniable qu'un grand nombre de gestionnaires observent des comportements tels qu'une baisse de productivité, un absentéisme accru, un comportement anxieux ou une apparence négligée qui peuvent faire croire à un tel problème, souligne madame Paula Allen, vice-présidente, Recherche et solutions intégratives. Cela démontre à quel point il est important pour les gestionnaires de savoir comment réagir adéquatement. »

La stigmatisation des problèmes de santé mentale demeure manifeste en milieu de travail

Même si les conversations sur la santé mentale continuent d'évoluer et sont de plus en plus courantes, les employés ne sont pas tout à fait à l'aise d'avouer à leurs collègues qu'ils souffrent de tels problèmes. Les deux tiers (soit 66 pour cent) des employés qui ont pris un congé en raison d'un problème de santé mentale n'en ont pas parlé, et les journées correspondantes n'ont pas été déclarées officiellement comme des journées d'absence. « Les absences non signalées ont un effet négatif sur le moral des employés, sur la productivité au travail et sur les résultats de l'entreprise », précise Adam Kelly, vice-président, Solutions en gestion des absences.

Près du tiers (soit 31 pour cent) des employeurs ont répondu que le soutien au mieux-être mental s'est amélioré dans leur entreprise au cours des deux ou trois dernières années, en comparaison des 62 pour cent pour qui il n'a pas changé.

« Il est encourageant de voir que la stigmatisation a diminué chez les employeurs canadiens et que ces derniers se préoccupent davantage des problèmes de santé mentale, explique monsieur Alan Torrie. Le soutien à la santé mentale en milieu de travail s'améliore, mais il reste du chemin à faire. »
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Publication Index Santé : 2016-01-26

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